|
La Coop. Du rêve à la réalité C’est au milieu des années 90, en pratiquant des ateliers et options au lycée Gustave Eiffel d'Armentières (100 ans d'âge, 8 ha, plus de 1 500 élèves, plus de 200 enseignants) que nous y avons découvert un ancien théâtre élisabéthain... une ancienne "Salle des Fêtes", alors désaffectée. Nous avons obtenu l’autorisation d’y travailler et d'y répéter "Les jours sont longs, le monde est vieux" et "Je me sens un coeur à aimer toute la terre" En 1995, la Région Nord-Pas de Calais a entamé un vaste chantier de rénovation de l’ensemble du lycée. Nous avons alors déposé un projet de rénovation de cette salle, un peu à contre-courant, mais qui a finalement retenu l’attention des tutelles (Région, DRAC). Ce projet se fondait sur l'idée d'un partage d'une communauté de sol entre des lycéens et des artistes au travail. Nous avons longuement rêvé, imaginé les passerelles qui pourraient exister entre la cité scolaire et cet abri inspirant. Une première phase de travaux a permis de sauver "le clos couvert". Il nous a ensuite fallu attendre la dernière tranche de travaux pour que la décision soit finalement prise d’en faire un lieu de travail artistique...
En septembre 2004, nous avons inauguré « La Coop », lieu atypique de travail théâtral. Les trois journées d'inauguration ont vu se croiser des compagnies de théâtre et les ateliers que nous menons à Armentières, autour de lectures-spectacles de "Au bord du monde", pièces courtes écrites par Gilles Aufray pour l'occasion.
Depuis, la Coop trouve peu à peu ses marques avec des croisements étonnants d’artistes et de publics, tant lors des représentations organisées par le Vivat, qu'avec les nombreuses équipes en résidences... avec également des scènes ouvertes aux Lycéens et des petites Républiques qui rassemblent les différents ateliers menés sur la ville. Autant d’évènements qui construisent l’histoire théâtrale de ce lieu atypique immergé dans une cité scolaire. |